Le 10 mai, comme chaque année depuis 2006 est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. 

Comme chaque année depuis l’instauration de cette journée de la mémoire en 2006, la cérémonie officielle se déroulera dans les jardins du Luxembourg, à Paris. Ce mercredi 10 mai, la cérémonie débutera à 10h30, heure de Paris, avec une particularité : deux présidents y assisteront. Le président sortant, François Hollande, et son successeur, Emmanuel Macron.

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage promise il y a un an par François Hollande devrait d’ailleurs voir le jour en 2018, après la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP) dont le Journal officiel a détaillé samedi 6 mai les missions.

 Ce groupement « Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions », qui « se transformera en Fondation en 2018 », sera présidé par Jean-Marc Ayrault à l’issue de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères.

Quinze ans après la loi Taubira faisant de l’esclavage un crime contre l’humanité, François Hollande avait annoncé le 10 mai 2016 la création d’une fondation dédiée, une victoire pour les associations qui réclamaient « réparation » depuis des années.

Doté de « moyens nouveaux apportés par l’Etat », ce GIP « fédèrera les acteurs de la mémoire de l’esclavage » et il « mettra en oeuvre des actions éducatives, culturelles, citoyennes » sur ce sujet, selon l’Elysée. Mais il travaillera aussi avec la Ville de Paris à la création « d’un mémorial aux esclaves et d’un lieu muséographique démontrant que la France a la capacité de regarder son histoire ».

La création d’un musée de l’esclavage est l’une des demandes récurrentes des associations antiracistes, alors que ce sujet sensible reste lourd d’enjeux de mémoire